Rallye des Gazelles 2011

PARTAGEZ AVEC NOUS CES EPISODES TIRES DE NOTRE RALLYE 2011 : DES ANECDOTES, NOS MEILLEURS MOMENTS, NOS BELLES RENCONTRES

 

LES EQUIPAGES 143 ET 178 AU SECOURS DU 126 : TOUT UN SYMBOLE !

Nos tankages dans le sable font rarement partie de nos meilleurs souvenirs du  Rallye des Gazelles.
Le plus souvent, une erreur de pilotage va nous mettre les pelles en mains pour dégager la voiture : a priori rien de réjouissant.

Mais cet épisode-là est anecdotique : Je m’engage sur une zone de sable sans avoir dégonflé. A ma droite, Patricia et Gilda (équipage 143) sont sorties de leur 4×4. Peut-être veulent-elles dégonfler ou repérer. Alors que je m’engage pour descendre une dunette,  je leur jette un petit coup d’oeil latéral, je ralentis, je tourne le volant légèrement …pourquoi? … stupide … et Mr. Big vient de remonter son nez (et donc ses roues avant) vers la droite et pose délicatement ses trois tonnes dans le sable mou. On songe d’abord à tracter Mr. Big par l’arrière avec le Pajero de Patricia. Mais on y renonce. Mr. Big ne bouche pas d’un millimètre. Arrive un deuxième 4×4 et nous tentons un tractage en ligne.

Les deux 4×4 qui ont aidé notre équipage 126 portent le n° 143, celui de Patricia et Gilda et le N°178, celui de Marie-Amélie et Delphine . Et alors me direz-vous ? 143 et 178 étaient mes numéros d’équipage en 2009 et en 2010. Si c’est pas un symbole çà ! 2009 et 2010 au secours de 2011 !

Bon finalement, le tractage en ligne ne fonctionnera pas : on poussera Mr. Big vers le bas, en lui intimant l’ordre de ne pas aller se tanker sur l’énorme herbe à chameaux qui se trouve juste devant ses roues avant… ce qu’il saura faire avec dextérité : il est lourd mais pas idiot quand même pour aller se tanker une deuxième fois !

AIN’T NO MOUNTAIN HIGH ENOUGH … AUCUNE MONTAGNE ASSEZ HAUTE POUR NOUS EMPECHER DE PASSER !

Nous l’avions décidé avec Zepur avant le rallye : faire le plus de cap possible, la meilleure façon d’éviter les pénalités kilométriques et pour Zepur qui rappelons-le, affichait sa première participation (quoique parfois je me le demande tant elle a assuré !), le fait de ne pas avoir à gérer trop de reports de caps faciliterait la navigation. D’ailleurs, Zepur l’a très vite compris : elle regardait la carte et me disait invariablement : « oh mais c’est franchissable çà… y compris quand je voyais sur la carte une zone bien plus sombre signalant des reliefs imposants. Zepur partait du principe très simple que tant qu’il n’y a pas de dents symbolisant les falaises, c’était franchissable. CQFD. Elle a eu souvent raison : c’était (presque) toujours franchissable.

Donc, pour faire plaisir à ma pétillante navigatrice (et aussi parce que j’aime çà), je m’efforçais de franchir tout ce qui se présentait sous mes roues. Cette deuxième étape nous a imposé trois franchissements un peu sportifs.

Le premier se présente juste au début de l’étape. Il s’agit d’une passe étroite en virage  abrupt.  Plusieurs équipages du parcours sont là, il faut s’engager un par un. Mr. Big, le Patrol GR réalisera ce premier passage sans difficulté. Juste un échauffement pour lui.

Arrive alors le deuxième franchissement, beaucoup plus long et plus hasardeux sur un massif montagneux pour éviter un report de cap important. Nous nous engageons dans un défilé, espérant trouver une passe… rien n’est sûr mais dans ce cas, le mieux est toujours d’aller voir. Il sera toujours temps de faire demi-tour si c’est infranchissable. Mr. Big continue sa progression, pas de piste ni de passe, peu importe. La pente est de plus en plus raide et couverte de grosses pierres mais le Patrol progresse sans difficulté. Même pas besoin de passer en courte, je suis restée en longue. Nous sommes trop engagées pour faire demi-tour donc nous continuons et parvenons au sommet, espérant enfin trouver la passe qui nous permettra de redescendre plus facilement de l’autre côté… rien, des montagnes à perte vue, grosses pierres coupantes et pentes abruptes… difficile de trouver un itinéraire. Univers hostile.

Zepur reprend un cap, pour visualiser notre direction. Elle, rien ne l’arrête : elle ne va pas tarder à me dire : « notre cap il est là… » en me montrant la direction d’un bras déterminé et sans concession.  Je suis perplexe sur la suite. Faut-il continuer sans risquer de casser ?
Alors que nous commençons à penser que nous sommes probablement le seul équipage un peu fou pour s’être lancé dans ce franchissement, nous entendons un moteur de 4×4… nous sommes au moins deux à partager cette audace. Arrive alors le 4×4 des Gazous, David Casteu et Eric Loiseau. Evidemment !
David arrive sur nos traces, amusé par la situation et peut-être un peu étonné de voir un équipage de Gazelles parvenu avant lui en haut de cette montagne. On regarde ensemble les passages possibles. Je lui dis : « si tu passes, je passe ! » C’est reparti, je le suis des yeux aussi loin que possible pour mémoriser son itinéraire avant de m’engager . Je vais juste passer un peu plus lentement que lui ! Et nous finirons par retrouver la vallée.

Deux heures plus tard, se présente un deuxième massif montagneux. Zepur et moi nous disons que… nous allons aller voir, évidemment ! Sur la gauche, dans le défilé entre les montagnes, nous apercevons une piste providentielle. Excellent, elle devrait nous permettre de passer sans difficulté, elle n’est pas sur la carte mais cela arrive souvent. La piste est excellente, bien entretenue, nous la suivons sans difficulté, elle gravit vers le sommet et semble passer de l’autre côté…  mais pour finir soudainement en impasse. Nous sommes arrivées en haut de la montagne, l’autre côté est totalement infranchissable. Nous devons faire demi-tour, décidées à tenter de passer par un défilé encombré de gros rochers que Zepur a repéré à 200 mètres plus bas mais qui, après avoir déplacé quelques pierres, nous permettra de regagner l’autre côté. Progression lente, conduite au centimètre près sous les indications de Zepur. J’ai une confiance absolue en ses indications, je ne regarde que les signes qu’elle me fait, je ne regarde pas autour de la voiture, impossible de voir de chaque côté du 4×4 tant c’est étroit et rocheux. Encore une belle expérience de franchissement où nous avons apprécié les qualités de franchissement de Mr. Big et au cours desquelles Zepur et moi avons dû faire preuve de sang-froid, de détermination et de confiance l’une envers l’autre.

Nous finirons finalement par retrouver la voie vers la vallée. Quelle expérience extraordinaire et quelle fierté d’être passées par là ! C’est la première fois que je teste à fond les capacités de franchissement de  Mr. Big et j’ai maintenant une entière confiance. Il est costaud, bien campé sur ses roues tout terrain (merci Norauto Plaisir), son chassis long est un atout quand il faut louvoyer entre les obstacles, la suspension est parfaite et la puissance est largement suffisante, même sur des pentes très raides.  Une belle préparation technique de 4XTrem.

MERZOUGA : TANKAGE IMPRESSIONNAT MAIS NOUS REPARTIRONS !

 

Pas facile de suivre un champion du monde. Soyons réaliste, David Casteu a une maîtrise et une expérience que j’aimerais bien avoir. Le suivre sur un sable difficile comme ce fut le cas cette année, n’est pas si évident et la moindre erreur ne pardonne pas : Et tant qu’à faire un tankage en dévers, autant bien le faire : 45°, à la limite du basculement, il était temps de se poser. Cet épisode nous obligera à terrasser pendant 2 heures pour remettre Mr. Big sur son centre de gravité avant de le faire se sortir de cette galère, et nous aussi… tout çà à deux dunes du CP2. Ecoeurée !

45° est le chiffre à retenir : c’était l’angle du dévers et c’était aussi la température qu’il faisait pendant qu’on pelletait. Merci les dunes !

QUAND Mr. BIG  RENCONTRE CARRIE BRADSHAW !

Quand on s’appelle Mr. Big, qu’on s’est looké Eugène Delacroix pour le rallye des gazelles et qu’on va, soit dit en passant, gagner le premier prix du challenge Beau Gosse des 4×4 du rallye, alors bien sûr, on aimerait bien trouver sa Carrie Bradshaw parmi les 110 4×4 du rallye.

c’est fait : 4ème étape, dans une zone de sable et d’herbes à chameaux. Mr. Big fait slalomer ses trois tonnes entre la végétation. L’équipage de Valérie et Cécile nous fait signe. Elles sont tankées, rien de méchant il suffit de les tracter pour les sortir. La voiture de Valérie et Cécile est le 4×4 Kenzo. Une jolie petite Patrol chassis court, toute habillée de Kenzo des toits jusqu’aux pare-chocs : c’est la Carrie Bradshaw du rallye !  Mr Big va tracter la belle. Sont mimi tous les deux non ?

 

 

NOS BIVOUACS SOUS LES ETOILES

Toutes les gazelles vous le diront : les étapes marathons sont attendues avec impatience car elles symbolisent le bivouac sous les étoiles, l’inconnu car on ne sait jamais où on s’arrêtera le soir, ni avec qui on passera la nuit (enfin on se comprend … on est sur le Rallye des Gazelles quand même !). C’est aussi la certitude du champagne, du foie gras et d’une grasse matinée le lendemain matin : on se lève à 5 heures au lieu de 4 heures. Quel luxe !

 Pour le premier marathon, nous avons traversé des paysages sublimes, quelques zones de sables où nous aurions bien aimé nous poser mais qui étaient envahies par une multitude de petites araignées qui s’accrochaient littéralement sur la peau. Rédhibitoire !

 Après avoir aidé un équipage à se détanker et tapé quelques instants plus tard la balise n°6, nous irons finalement bivouaquer près de la 7 en compagnie d’une dizaine d’équipages, dont Babeth et sa fille Caroline, Hélène et Marine, Eve et Nadine … Bivouac pantagruélique : après le foie gras en tartine (la honte !) une tartiflette préparée par Hélène nous a définitivement envoyées nous coucher.

Deuxième bivouac sous les étoiles pour le deuxième marathon : toujours au champagne et foie gras (fallait finir…), Chegaga le lendemain, avec notamment Isabelle et Dounia, et Christine et Françoise et la visite de François venu faire un petit tour pour s’assurer que tout allait bien pour nous. On l’a rassuré. C’est toujours un vrai bonheur quand on se pose pour le bivouac des marathons de voir les voitures nous rejoindre dès que nos lampes s’allument à la nuit tombée ; les gazelles se regroupent et partagent des moments de pur bonheur. De courtes parenthèses dans le rythme éfréné du rallye.

 

 

DEUX MARATHONS REUSSIS CAR QUAND ON DEVISSE DU CLASSEMENT, IL FAUT REMONTER !

Entre l’étape 3 et 4, nous avons perdu 13 places en raison de notre échec à Merzouga. Réflexe de gazelle expérimentée, je m’étais presque réjouie avant le rallye à l’idée des deux marathons successifs. Nous les avions connus en 2009 et je me souvenais que c’était particulièrement éprouvant. Je misais la-dessus en me disant qu’il faudrait tout donner pendant ces deux marathons pour remonter dans le classement si l’étape de Merzouga nous faisait dévisser du classement.

Zepur et moi étions tellement motivées que nous n’avons jamais senti ni fatique ni découragement. Lors du premier marathon, nous avons enchaîné les CP sans les compter, seulement heureuses à la fin de chaque marathon de voir nos résultats s’améliorer. Nous avons même pris le temps « d’un déjeuner sur l’herbe » avec Christine et Françoise, notre seul déjeuner de tout le rallye.

Deuxième marathon, même détermination mais avec un peu d’appréhension : c’est l’étape de Chegaga, la deuxième étape de dunes.

Pas question de se pénaliser une deuxième fois sur la deuxième étape de sable du rallye des Gazelles. les dunes de Merzouga et Chegaga sont très différentes : les premières sont certes impressionnantes mais les grandes dunes sont bien identifiées dans l’Erg Chebbi. Chegaga présente des dunes moins hautes, sur des grands plateaux  traversés par des « boulevards ». Mais les dunes sont plus nombreuses, plutôt en vrac et difficiles à passer car leur orientation est moins repérable qu’à Merzouga.  

L’aubaine est de parler avec Isabelle et Dounia, en Duster 4×4. Elles ont décidé de ne pas faire les X et nous proposent de passer ensemble dans les dunes. D’autres équipages nous rejoindront pour traverser Chegaga. Au final, du pur bonheur , c’est un vrai plaisir de passer les dunes avec d’autres équipages et le 4×4 les franchit tout en douceur. Mr. Big ne se tankera pas cette fois-ci, il ira même détanker un ou deux équipages. Une étape délicieuse grâce à Isabelle et Christine qui ont ouvert le route à tour de rôle. Promis l’an prochain, c’est moi qui ouvre. Résultat de ce deuxième marathon : 6 CP sur 7.

Pari tenu pour ces deux marathons qui nous ont permis de remonter dans le classement au-delà de nos espérances et nous terminons le 21ème rallye des gazelles avec une belle 25ème place au général.

Et voilà c’est fini… mais l’aventure continue. Caps Vrais sera au départ de l’édition 2012.

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