Rallye des Gazelles 2010

Prologue – NEIJAKH / NEIJAKH – km idéal 40 km – temps minimum estimé 2h50

Notre 1ère balise !

Notre 1ère balise !

  • Notre classement d’étape : 12ème

Une demi étape comportant 3 CP pour une première expérience en douceur et pour côtoyer le quotidien des jours à venir .
Des reliefs très marqués, un oued, et des espaces roulants font le cocktail varié de cette entrée en matière, facile pour que chacune prenne ses marques.
Première joie et premier soulagement de l’arrivée au bivouac!
Ce prologue est l’occasion d’un premier classement mais qui ne compte que pour l’ordre de départ du lendemain.

Etape 1 – NEIJAKH / NEIJAKH – km idéal 130 km – temps minimum 10h40 – Étape en boucle

  • Notre classement d’étape : 24ème,  24ème au général

Réveil 4h, briefing 5h00 et départ 6h00… le timing habituel des 8 jours à venir.
6 contrôle de passage (CP) au total pour cette première étape… Étape de mise en condition: des espaces ouverts, roulants, sans grandes difficultés sur les plans de la navigation et du franchissement. On frôle le sable sans jamais être obligé de le franchir, on reconnaît les reliefs largement dessinés sur les cartes. Tout pour se mettre en confiance.
En prime, un retour sur le bivouac de Neijakh avec les dunes de l’Erg Chebbi dessinées par le soleil couchant, comme toile de fond! Un horizon promis aux gazelles dans les jours à venir …
Etape 2 – NEIJAKH / NEIJAKH – km idéal 220 km – temps minimum 11h30 – Étape en boucle

  • Notre classement d’étape : 34ème, 23ème au général

Un véritable plongeon au cœur du jeu : la pure navigation.

Nouveauté pour cette vingtième édition… Les gazelles n’auront pas besoin de coordonnées!
Elles partiront avec un road-book vierge de tout point géographique, seul le temps et le kilométrage total (idéal) est mentionné. Par contre la carte du jour leur est distribuée au départ et surprise : la carte est tracée…

A elle de calculer les caps et distances à suivre pour rallier les différents points de leur parcours. Une nouvelle façon de jouer …
Le parcours s’infiltre dans les méandres montagneux des contreforts de « hamada du GUIR ». Une étape qui demande une bonne lecture des cartes sur un plateau immense sans reliefs, sans nulle âme qui vive à l’exception de quelques dromadaires. La navigante devra garder l’œil rivé sur son compas et sa boussole. Le terrain est ici caillouteux et une bonne connaissance des capacités de franchissement du véhicule est primordiale pour la pilote. La vitesse sur cette journée est exclue pour celles qui souhaitent ménager leur monture. Gare aux choux-fleurs !!!
Bref les deux gazelles seront mises à contribution aujourd’hui et un dernier CP ramènera les équipages vers le bivouac, histoire de prendre toutes les forces nécessaires pour la GRANDE étape 3…

Etape 3 : Premier marathon – NEIJAKH / EL FECHT – km idéal 290 km – temps estimé 20h00 – Étape marathon

  • Notre classement d’étape : 68ème , 38ème au général (Lire l’anecdote sur cette étape)

Premièrement, une étape sur 48h, sans bivouac intermédiaire et sans assistance mécanique le soir.
Deuxièmement, la cathédrale de sable de l’Erg CHEBBI.
Un cocktail qui devrait certainement rendre cette 3ieme étape, l’étape reine du rallye !

Pour ce premier jour, Il est donc grand temps de plonger les concurrentes dans cet univers si beau et si doux, chargé d’appréhension pour les novices mais de plaisir pour les « Gazelles des sables » : l’univers des dunes ! Cependant les niveaux sont disparates ! Et même si le franchissement et particulièrement le sable, fait partie du rallye, chaque équipage doit pouvoir s’engager dans cette étape.

Le sable est donc ici au choix en fonction de son niveau technique, de sa combativité, de sa stratégie : un parcours facile induit une sécurité de pointer tous les CP, un parcours médian avec une pénalité limitée et un parcours difficile induisant une confortable avance au classement mais avec un grand risque de galère ou d’échec.

Ainsi, pour les concurrentes les moins téméraires, le parcours alterne de grandes parties roulantes et des reliefs encaissés. Pour les autres, le sable est la couleur dominante du jour …
Le choix pourra se porter sur le parcours X bis; un parcours dans les dunes accessible au plus grand nombre où les gazelles devront louvoyer au plus près des grandes dunes mais auront le plaisir de gouter au silence du roulage sur le sable.
Ou bien peut être le parcours X… celui qui s’approchera au plus près des sommets de sable de l’Erg CHEBBI. L’exploit reviendra sans nul doute aux quelques téméraires qui s’engageront sur ce parcours.
Mais attention une fois l’univers du sable vaincu, il conviendra encore de faire preuve de capacité d’orientation pour récupérer les derniers CP du jours et rallier des lieux de bivouac si paisibles.
Première nuit dans la douceur du désert, sous le manteau scintillant des étoiles. Ici aucun bruit excepté les rires et les chants de quelques « Gazelles » : une expérience du silence surprenante…

Au lendemain, navigation et bonne lecture de carte reprennent leurs droits. Sur la première partie du jour, c’est d’ailleurs un des secteurs les plus dur en terme de navigation que les gazelles vont devoir affronter. Ensuite il va falloir faire preuve de beaucoup de clairvoyance pour bien choisir les bons passages et franchir au plus juste les nombreux reliefs décimés entre les CP du jour.
Le retour vers le nouveau bivouac passera à proximité de Taourirt Timlaline, la « montagne de la Gazelle ». Et si l’arrivée à El Hazbane sera sans doute signe d’une nuit « moins calme », elle sera sans doute aussi synonyme d’un bon repas à la chaleur et la convivialité du bivouac.

Etape 4 – EL FECHT / EL FECHT – km idéal 180 km – temps estimé 10h15 – Étape en boucle

  • Notre classement d’étape : 93ème (oupss ! trop de km + assistance mécanique et seulement 3 CP : la sanction !), 61ème au général

Inscrite d’abord dans des reliefs, la quatrième étape jongle avec les passages à découvrir et les grands espaces à amadouer.
Cette étape ne présente pas de difficulté majeure pour la navigation … Enfin presque… Autre nouveauté pour fêter ces 20 ans, après tout ça se fête : Une nouvelle fois la surprise viendra de la carte à la disposition des gazelles pour cette journée. Il ne neige pas dans ces régions sahariennes et pourtant les cartes du jour seront blanches. Juste quelques reliefs seront dessinés et serviront aux gazelles à trianguler et se repérer. Il conviendra de savoir les reconnaitre et de toujours garder en vue ces points de relief.

Le terrain est roulant et les immensités splendides … mais le clou du spectacle sera entre les CP2 et CP3 où les montagnes anthracites saupoudrées de sable rose devraient émerveiller bien des regards de gazelles.
Etape 5 – EL FECHT / MHAMID – km idéal 195 km – temps estimé 11h15 – Étape en ligne

  • Notre classement d’étape : 41ème, 54ème au général

Pas ou peu de sable sur cette étape qui débute, dans de grandes zones montagneuses entrecoupées de vallées. Le parcours rejoint un terrain plus ouvert et très roulant avec des reliefs bien marqués. Des couleurs de sable rose et de roche gris argent devraient faire ouvrir en grand, bien des yeux.
Après avoir emprunter une longue et grande piste, puis traverser un cratère immense, le terrain se pare d’une fine couche de sable rouge que le vent de l’Algérie toute proche envoie de temps en temps sur les terres marocaines, certainement en signe de bonnes relations de voisinage. La grande majorité des équipages devraient trouver les CP. Au milieu de ces grandes plaines, la stratégie est de suivre ici, la parfaite ligne droite pour grignoter quelques précieux kilomètres par ci par là.

Etape 6 – 2ème marathon
MHAMID / FOUM-ZGUID – km idéal 235 km – temps minimum estimé 20h00 – Étape marathon

  • Notre classement d’étape : 61ème, 53ème au général

Dans cette région des vents de sable, une prière aux dieux sera la bienvenue. Car cette étape, probablement l’une des plus difficiles du Rallye, voit ses difficultés renforcées sous la tempête.
La navigatrice a peu de repères et ce sont des montagnes de sable qui barrent la route avec peu d’échappatoires possibles. Les gazelles tourbillonneront entre les méandres de l’oued DRAA. Si vaillant il y a plusieurs décennies, il est rare aujourd’hui d’y voir simplement une simple marre. Cependant, il convient de s’en méfier car même sans avoir son lit rempli du liquide si rare et précieux, il est difficile de s’en approcher et de la traverser… pas hautes les dunes, juste 2 ou 3 mètres mais tellement rapprochées et sur tellement longtemps … Ici encore on ne parle pas en distance pour se déplacer mais en temps.

Dans cette étape de deux jours, les équipages peuvent jouer leur joker en choisissant leur niveau de difficulté. Pas de laissées pour compte dans cette dernière étape : l’organisation a privilégié la volonté d’aller jusqu’au bout et non la sanction de la difficulté. Les machines tanguent sur les crêtes infinies de vagues minérales. Les concurrentes dorment à nouveau seules au creux des dunes ou à plusieurs lorsque la chance leur fait croiser d’autres « Gazelles ».
Puis les montagnes russes reprennent, à perte de vue ! Les dunes s’enchaînent, pour finalement mourir dans un grand lac asséché. Impression bizarre après des heures de roulis incessants, que cette autoroute immense où le véhicule glisse sans bruit et sans secousses. La fin de parcours replonge dans les reliefs. Pas de grandes difficultés ici, mais une fin d’étape accessible seulement à celles qui n’auront pas trop perdu de temps dans les dunes. eu de vie à l’exception de quelques nomades, chèvres et dromadaires.
Cette dernière étape se clôture tôt pour permettre aux équipages de rentrer avant la nuit au bivouac. Une dernière nuit de fête et la magie du désert s’évanouira dans un merveilleux souvenir plein de nostalgie.
Ce soir le feux d’artifice fera concurrence aux étoiles pour illuminer la nuit…

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